" Aux Etats Unis, de 1936 à 1990 les dirigeants gagnaient environ 40 fois plus que le salarié moyen alors que depuis l'écart explose pour atteindre des sommets en 2000 avec plus de 300fois !! (actuellement environ 160 fois). Cette hausse brutale est liée à l'attribution des stocks options et de primes indexées sur les cours boursiers. Cette étude mesure l'évolution des 3 rémunérations les plus élevées dans les 50 plus grosses sociétés de l'indice boursier américain SP500.
"En Grande Bretagne, le salaire est fixé à 5,35 livres de l'heure. Combien de siècles faudrait-il à un salarié payé à ce tarif pour égaler le bonus moyen des golden boys de la City ?" confie Carole Young, analyste à la Low Pay Unit, une instance chargée de mesurer l'aggravation des différences de revenus.
Warren Buffet, troisième fortune mondiale (avec un patrimoine de 52 milliards de dollars, juste derrière Bill Gates, son partenaire au bridge et ami) (...) lors d'un repas de soutien à la sénatrice Hilalry Clinton (à 4600 dollars le couvert) s'est indigné de l'iniquité d'un système fiscal qui, sous couvert de récompenser les "preneurs de risques", dope l'aggravation des disparités. " Dans cette salle, a-til lancé, nous sommes 400 à verser à l'Etat fédéral une proportion plus faible de nos revenus que les domestiques que nous employons."
Inlassable petit frère des riches, Georges Bush a tenté de camoufler ses abattements fiscaux aux 1% les mieux pourvus (ils recevront sur dix ans un bonus de 950 milliards de dollars, soit plus que les richesses produites en un an par l'Espagne) derrière l'impérieuses nécessité de doper la consommation. Une aimable duperie, assure Warren Buffet, car les largesses fiscales n'ont un effet stimulant que si elles bénificient aux plus modestes. "Le résultat, poursuit-il, est que j'ai été taxée à hauteur de 17,7 % sur les 46 millions de dollars que j'ai encaissés l'année dernière tandis que ma secrétaire, qui empoche 60 000 dollars, a reversé au Trésor 30 % de ses revenus."
( Warren Buffet)"Abolir, comme le veut Bush, les droits de succession, équivaut, ironise-t-il, à sélectionner parmi les rejetons des médaillés olympiques ceux qui participeront aux Jeux de 2020 !"
Bill Gates n'est pas en reste sur le sujet : "Si les riches ne payent pas leur part, ce sont ceux qui vivent de leur travail qui devront régler l'addition."
" Tous les barreaux de l'échelle sociale sont plus écartés qu'il y a une génération et ils continuent de s'espacer", ajoute Robert Reich, ancien secrétaire à l'emploi de Bill Clinton.
Il est des statistiques qu'il vaudrait mieux taire tant elles ruinent l'idée de progrès... Le fait, par exemple, que les sept milliardaires les plus riches de la planète pourraient, aujourd'hui fournir le minimum vital au quart le plus démuni de l'humanité.

Ce n'était que quelques extraits de l'article.... et sans vouloir parler politique (gauche -centre-droite), pas l'objet de ce blog, avouez que cela fait réfléchir !

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